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Depuis son premier concert en la chapelle du saint frère Mutien-Marie de Malonne en 1983, le Chœur Grégorien de Malonne développe des thématiques telles que “La montée vers Pâques”, “L’historique du chant grégorien”, “Les huit modes de la cantilène grégorienne”,  “Florilège à Notre-Dame”, “La dévotion au Saint Sacrement”, “Le temps de Noël”, “Au fil de l’année liturgique”, “Temps de prière monastique” ou encore “La symbolique chrétienne”.

 

 

Depuis l’évangélisation de nos contrées, c’est dans les abbayes que se développa le vaste répertoire du plain-chant. Dans nos régions, il y eut Andenne, Malonne, Fosses, Moustier-sur-Sambre, Celles, Saint-Hubert (Andage), Florennes, Saint-Gérard, Gembloux, Waulsort, Orval, Marche-les-Dames, Salzinnes-Val-St-Georges…

 

Dans le diocèse de Namur, une mention particulière est à attribuer au Séminaire de Bastogne car il eut une influence prépondérante dans la restauration de la musique religieuse en Belgique et plus spécialement de la musique grégorienne.

 

Dès 1840, des prêtres-professeurs de ce séminaire ont mené des études très pointues qui ont conduit à la publication de nouvelles éditions des livres choraux. Dans la lignée de ces musiciens, d’autres ont implanté la Société Saint-Grégoire et ont créé l’Institut Lemmens, l’école supérieure de musique religieuse en Belgique.

A cette époque, Namur était à la tête des diocèses de Belgique au point de vue de l’apostolat musical et liturgique : très tôt, on y introduisit les éditions grégoriennes rythmées de Solesmes et Dom Janssens, moine à Maredsous, fit partie de la Commission pontificale chargée des éditions grégoriennes vaticanes de 1905. Quant au bénédictin français Dom Pothier, de 1913 à sa mort en 1923, il s’installa dans l’ancien prieuré de Conques à Sainte-Cécile, près de Florenville. Ses publications connaîtront une renommée internationale. C’est donc en terre de Namur-Luxembourg que fut rédigée une importante partie des travaux de l’édition vaticane.

 

La cantilène médiévale inspira également Camille Jacquemin qui fut maître de chapelle au Séminaire de Floreffe. Quant à Antoine Toulmonde, organiste et maître de chapelle au Collège de Virton, il déplora l’immense et si rapide recul du plain-chant : « Nos jeunes ne savent même plus ce que sont ces mélodies », dira-t-il dès 1975.

C’est sur ce même constat que le Chœur Grégorien de Malonne se constitua. En s’efforçant d’éviter l’écueil d’un traditionalisme simpliste, il espère œuvrer à la sauvegarde de ce riche patrimoine, base même de la musique occidentale

En décembre 1983, quelques amis, surtout des Malonnois, passionnés par le Chant grégorien, se mettent ensemble pour animer une soirée chorale dans la chapelle du Frère Mutien.

L'expérience plait à tous, et ensemble, ils décident de prépare et de présenter des concerts spirituels de Chants Grégoriens à Malonne et à l'extérieur.

C'est ainsi que le chœur s'est déjà produit en plus de 40 lieux différents.

A Sorée, le 20/10/2001, il chantera son 60ème concert.

Depuis, moultes concerts se sont déroulés en Belgique.

 

Les répétitions ont lieu plusieurs lundis (environ pendant deux mois) avant chaque concert, de 20h à 21h30, en la chapelle du Frère Mutien, rue Fond de Malonne. Pour chaque concert, le chœur dispose d'un carnet explicatif. Ceux-ci peuvent être obtenus en s'adressant au chef de Chœur.